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27 juin 2019

Histoire du Transition Lab - Guillaume Desveaux

Guillaume Desveaux : Il a quitté le monde des grandes entreprises du numérique pour devenir entrepreneur grâce au Transition Lab. Découvrez son histoire. 

C’était précisément le 14 février 2018, Guillaume Desveaux s’en souvient très bien. Ce jour-là, il a dit « non » à l’offre d’emploi d’une grande entreprise américaine du numérique. Non à une belle augmentation de salaire. Non à une carrière enviable. Non à la sécurité d’un poste de cadre dirigeant, salarié, tellement tentant quand on a 47 ans et quatre enfants. « Je ne voulais plus de ce carcan », assume l’ingénieur, qui a choisi ce jour-là de donner vie à son projet d’entrepreneuriat

« Ces grandes entreprises anglo-saxonnes sont toutes pilotées de la même façon, raconte l’ancien cadre. Toute décision de la ‘corp’, cette entité immatérielle située très loin au-dessus de tous, s’applique sans état d’âme. L’ensemble des salariés, y compris les cadres, ne sont que des exécutants, soumis à des ‘process’ qui ont l’avantages d’être prédictibles et sont censés pallier les insuffisances des individus. » 

Guillaume Desveaux en sait quelque chose, pour avoir travaillé dix ans pour le géant mondial du numérique Cisco, dont il a été le directeur commercial international. En 2017, la ‘corp’ réorganise l’entreprise, le périmètre de son poste change. Guillaume Desveaux négocie son départ et quitte l’entreprise. 

C’est la première vraie rupture dans une carrière qui avait démarré sur les chapeaux de roues chez SFR dans les années 1990, en plein boom de la téléphonie mobile. Pour le jeune ingénieur en informatique, spécialisé dans les télécommunications, l’heure n’est pas encore aux questionnements et à l’introspection. « J’étais 'solutionniste', dit-il. Je pensais que la technologie avait réponse à tout ».

Les années passant, il est pourtant gagné par une forme de doute. « Il m’est apparu que si l’on n’y prenait pas garde, la révolution numérique pouvait déboucher sur un monde invivable, menaçant les libertés individuelles et rendant l’homme au travail subordonné à la machine, et non l’inverse ».

Chez Cisco, il a développé en parallèle de sa mission un programme de soutien à des start-up technologiques « à impact positif », à l’instar de Zéphyr Solar qui développe des ballons à énergie solaire adaptés aux zones difficiles telle que les camps réfugiés.

Mettre la technologie au service du bien commun, accompagner cette révolution numérique « inédite par sa vitesse de propagation » est désormais l’objet de sa nouvelle vie professionnelle. Guillaume Desveaux est devenu chef d’entreprise, un vieux rêve exhumé grâce au TransitionLab, un modèle d'accompagnement de transition de carrière pour les cadres dirigeants qui intègre du Coaching Individuel, du Co-Développement et de la Formation, développé par Mylena Ljubic, coach certifiée HEC, et le cabinet de conseil en recrutement Taste« Sans cette réflexion sur ce que je voulais vraiment, je n’aurais sans doute pas sauté le pas, pris ce risque », reconnaît-il. 

Depuis un an Guillaume Desveaux se multiplie entre son entreprise de conseil en accompagnement numérique des entreprises, Innopen ; ses responsabilités dans l’association Hub France intelligence artificielle et sa start-up Storit.io qui offre une solution de stockage communautaire pour les données personnelles. « Les journées sont longues mais je ne regrette rien, assure-t-il. Je suis en cohérence avec moi-même ». 

Écrit par Emmanuelle Réju pour La Croix.
Article original ici.

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